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La vie sans stress La vie sans stress

Bien que Cotonou soit une ville très effervescente a priori, les choses prennent le temps à se mettre en place, quand on y voit de plus près.

Le temps est très « élastique » disent certaines personnes. Prendre son temps pour bien faire, répond peut-être à une logique culturelle qui veut que la personne âgée soit posée. Seuls les gamins vont vite parler ou vite marcher. L’adulte est comme un caméléon qui use de prudence dans les gestes afin de faire les choses à bon escient. Les retards font partie de la vie quotidienne. Les rendez-vous prennent souvent 15mn, 30mn, une heure de retard voire reportés in extremis. Et les organisateurs d’événement fixent souvent l’heure de démarrage en y joignant une marge obligatoire.

Les gens s’excusent souvent du « léger » retard quand ils organisent une réunion ou un quelconque lancement d’événement par exemple. En plus, c’est très protocolaire. Les discours se suivent selon une hiérarchie bien respectée. Il ne faut surtout pas oublier dans les formules de salutation de citer un personnage présent…

La pluie est également une bonne excuse. Les gens se déplaçant beaucoup à moto, il préfèrent rester chez soi quand il tombe des cordes. Mais après la pluie, les gens viennent à compte goutte et les choses peuvent démarrer. Ce n’est pas dramatique. La pluie est une bénédiction du ciel et il est supposé que l’événement commence sous de bons augures.

Dans les administrations, on travaille 40heures par semaines. Du lundi au vendredi, on travaille de 8h30 à 12h30 et de 15h à 18h30. A l’heure de la pause, on déjeune et on sieste souvent. Ca permet de reprendre les forces pour l’après midi. Ceux dont les domiciles sont très éloignés du service, se trouvent un petit coin au bureau pour se reposer. Les mardi et les jeudi sont souvent les jours d’enterrement. Et on peut solliciter une permission pour aller à l’enterrement d’un ami ou assister un proche éploré. Il arrive parfois que toute une administration ferme pour assister un collègue éploré. Mais de plus en plus, les cérémonies de décès se font les week end.

Justement, c’est fréquent d’avoir toute une rue fermée samedi et dimanche. Après avoir sollicité une permission auprès du chef quartier, des bâches sont mises quelques maisons riveraines sont réquisitionnées et la fête s’installe. Evidemment, il n’y a pas vraiment besoin d’une invitation particulière pour s’inviter. A proprement parler, il n’y pas de fête privée. Des badauds s’invitent et prennent part aux festivités.

Le week end est également fait pour des cérémonies de masques. On rencontre souvent les masques revenants (Kouvito) ou les masques gardiens de la nuit (Zangbeto). Mais attention, il faut garder de la distance, on ne doit pas les toucher. Ces masques peuvent vous solliciter. Il vous suffit de donner quelques pièces à leurs accompagnateurs pour recevoir leurs bénédictions. Les week end, c’est enfin les bons moments pour partager de la bière entre amis dans une buvette. Ca discute à fond. L’adition est payée par celui qui invite, c’est très rare que chacun paye sa note. C’est toujours quelqu’un qui prend en charge les autres. Chacun à son tour.




écrit par Géraud
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