Le Botswana et le diamant

Au Botswana, en Afrique, au bord du désert du Kalahari, se trouve la mine de diamants Jwaneng. La mine, la plus riche au monde, a été fondée en 1982 par Debswana, un partenariat à parts égales composé de 50 contre 50 entre le gouvernement du Botswana et le minier mondial De Beers.

Aujourd’hui, le Botswana commémore son jubilé d’or. La célébration ne se limite pas à 50 ans d’indépendance ; c’est aussi la célébration d’un pays transformé, principalement en exploitant la puissance de ses ressources en diamants, le seul pays d’Afrique à avoir maintenu un contrôle strict sur ses richesses minérales.

En 1966, lorsque le Bechuanaland, le pays qui porte aujourd’hui le nom de Botswana, a acquis son indépendance, son taux d’alphabétisation était minimal et sa pauvreté généralisée, avec un revenu moyen par habitant de 75 euros seulement. Heureusement, à peine un an plus tard, des diamants ont été découverts à Orapa, à 325 km au nord de Jwaneng, et le destin du pays a changé pour toujours.

Comment l’industrie du diamant soutient les habitants du Botswana

Pour Reagan Tsimakoko, âgé de 24 ans, qui a grandi dans la ville voisine de la célèbre mine, les diamants faisaient partie de la vie quotidienne. Vivant si près de Jwaneng, il savait que la prospérité continue de sa communauté et de son pays dépendait de ces pierres précieuses et que sans leur découverte, sa vie et celle de chacun autour de lui seraient très différentes.

Lorsque Reagan était un petit garçon, sa mère a pris la décision courageuse de quitter son emploi de caissière de banque pour occuper un poste de premier échelon au bureau de sécurité de la mine Debswana Jwaneng. Elle l’a fait pour que ses enfants puissent fréquenter l’école primaire Acacia, une école privée créée pour les enfants des employés de la mine, et elle s’attendait à ce que ses enfants travaillent dur. La vie de ce jeune est semblable à celle d’autres de ce pays.